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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 22:31


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Nouvelles de Bordurie –

 

 

Un communiqué du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité interne et externe et de la Surveillance, nous a appris hier soir l’arrestation et l’inculpation de l'individu Bénèch Benêt.

Qui est Bénèch Benêt ? Alcoolique notoire, ancien assistant d’université radié après une sombre histoire de mœurs, ce « gueulard » bien connu de nos plus sympathiques brasseries, vivait d’expédients, petits boulots et, dit-on, souvenirs des privautés qu’il avait fournies à quelques grandes dames de notre société, relations nouées lors de leurs jeunesses tumultueuses.

Mais Bénèch Benêt est surtout sous cette couverture de raté social, un affidé du journal français -est-ce le nom, est-ce l’adjectif ?- Libération. Il y envoie régulièrement des billets fielleux sur la situation de notre grand pays en signant ses « correspondances particulières » du pseudonyme de Vlacvlac Bavel.

 

Les observateurs les moins avertis n’auront pas moins établi la relation entre cette interpellation et le coup de colère de notre sage Président lors du dernier « Conseil des Ministres, Vice-ministres, Sous-ministres & Honorables Istres », tel qu’il nous a été, ici et là, rapporté :

« Ce torchon publie depuis des jours et des jours des portraits infamants, nés de l’imagination débile et malfaisante de plumitifs récrutés dans toute l’Europe, qui font  quotidiennement la caricature de notre magnifique cousin Nicolas ! a tonné en Conseil son Excellence Wenceslas Nicosy, Parce que Nicolas a tout réussi, les plus viles attaques se concentrent contre lui. S’il est trop bon – il l'est, il est trop gentil même, je le sais- pour répondre à cette vague de fiel anti-présidentiel, ces remugles pestilentiels n’atteindront pas les rivages de notre pure Bordurie ».

 

L’interdiction pour dix ans de tout accès à la presse d’opposition française au territoire bordure, fut donc unanimement et promptement décidée.

La mesure de bon sens bute toutefois sur le choix des titres. Presse d’opposition ? La recherche s’avère, selon les services bordures de la Censure morale, plus difficile qu’il peut n'y paraître, mêmes aux yeux de ces scrutateurs d’exception.

Quant à Bénèch Benêt, ses pitoyables excuses « C’est pas moi ! Et quand je l’ai lu, c’était même pas drôle… », n’ont pas convaincu nos juges indépendants mais néanmoins rigoureux.

Sanction suprême, le pal fut requis. C’était trop. La sanction tomba : 15 ans de travaux forcés dans les mines de plomb de Kotyba. De plomb ! On peut y voir là une fois de plus, la manifestation du célèbre humour bordure qui n’est pas non plus étranger à un grand nombre de décisions de justice de notre grand pays.

 

En dernière minute, une intervention charitable du ministre des Affaires étrangères françaises, Hernard Nouchner, atténua la peine, commué en six ans de « travaux accompagnés » en Birmanie.

Bénèch Benêt s’en tire bien !

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 19:41

 

En mai 2008, le responsable de ce blog a eu l’extrême opportunité de réaliser une interview du chef de la « France Libre ». Une année passée n’a pas écorné les propos de « mon Général »

Propos recueillis par Pierre Morville  le  07/02/08

 

C'est par un tôt matin froid du mois de février, que j'ai croisé, éberlué, la haute stature du Général prenant son café, cigarette au bec dans un modeste kebab turc de la rue du Faubourg Saint-Denis, à Paris. La fumée s'échappait de ses narines malgré les nombreuses affiches officielles vouant les tabacco-dépendants aux gémonies.

A cette heure matinale, les consommateurs, ouvriers du textile d'Anatolie, commerçants indochinois, artisans du quartier, blêmes rescapés de la nuit parisienne faisaient à bonne distance, un cercle aussi respectueux que silencieux autour du képi et de la célèbre vareuse, les gants de cuir posés négligemment sur le plastique, à quelques centimètres d'un bol de sauce blanche à l'ail.

 

«Appelez-moi Général ou bien... Monsieur »

 

Malgré mon immense surprise et ma terreur de troubler le frugal déjeuner de l'auguste homme d'État, j'osais rompre le silence, avec la fougue rhétorique que tous me reconnaissent :

- « Ah... Monsieur, euh..., le Président de la République, vous êtes, euh, oh... de retour ? » L'Homme de Londres me glissa un œil torve et grogna :

- « Vous ignorez, jeune homme (NDA : j'ai 53 ans) que j'ai démissionné en 1969 ? Et donc que je ne suis plus Président de la République depuis cette date funeste pour la Patrie...»

- « Je le sais, mon Général, mais... »

La voix se fit un peu plus sarcastique :

- « Êtes-vous militaire d'active, officier de réserve, médaillé de guerre ?... Non ! Alors, adressez-vous à moi sous les appellations réglementaires réservées aux civils : « Général » ou plus simplement, « Monsieur ».

- Général, Euh ! Monsieur : vous êtes revenu parmi nous ! Mais depuis combien de temps ? Et par quels moyens ?

- Depuis hier après-midi, Petit être simplet, par le train qui arriva à l'heure prévue à la gare de l'Est. Avec ce TGV, la correspondance entre Colombey (Les Deux-Eglises), Nancy et Paris est foutrement rapide ! En arrivant, et à quelle vitesse ! J'avais d'abord caressé le projet de marcher dans les rues de mon vieux Paris pour rejoindre un hôtel, le Normandy où j'avais eu mes habitudes en partance en 1940 et au retour en 1945, près le Palais-Royal, à deux pas du Louvre et de la Comédie-Française. Descendant les Boulevards, j'ai eu la surprise de constater que si les voitures étaient toujours aussi nombreuses, beaucoup de nos citoyens, à l'instar des Indiens ou des Chinois, se transportent dorénavant en vélocycles et autres mobylettes, signe accablant de l'appauvrissement indubitable de nos populations... Arrivé à mon hôtel, j'ai appris avec consternation que notre monnaie nationale n'avait plus cours. On me montra les nouvelles valeurs : le Franc contre « l'Euro ». Les quelques billets aux couleurs flétries que l'on me tendit pour vaincre mon incrédulité, représentaient des monuments et des paysages imaginaires. Mauvais augure ! Mais j'étais sur le moment, comme on disait à Verdun, fauché comme les blés (rire). Dieu merci ! Il me restait, cachées dans mon portefeuille, quelques livres sterling. Mais ces maigres réserves anglaises ne pouvaient en aucun cas m'autoriser à passer une nuitée (qui m'eut coûté un quasi-quart de mon ex-solde mensuelle de colonel !) dans cet établissement, présenté aujourd'hui comme « de luxe, cinq étoiles », trois de plus que les miennes ! Quittant cette auberge de bandits, j'ai traversé les Halles, encombrées de nombreux clochards et mendiants dormant à même le sol. Un spectacle que je n'avais pas vu depuis la dernière guerre... J'ai pu trouver un modeste garni dans le quartier du Sentier. Et redécouvrir dès le matin, la capitale de ce cher et vieux pays...

 

 « Je me suis toujours fait une certaine idée de la France » 
   

- Mais qu'êtes-vous venu justement faire, Général, dans cette nation que vous avez quittée, il y a près d'une quarantaine d'années ?

- Frais godelureau ! Sachez que toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la France et n'ai jamais souhaité qu'elle me manquât. J'ai pu, un moment, me retirer des affaires à Colombey-les-deux-églises, je n'ai pas pour autant cessé de contempler de mes collines lorraines, l'agitation, le remue-ménage et parfois la pagaille parisienne. J'ai ainsi vu ainsi la France tout d'abord gérée en notaire de province par notre Premier ministre Pompidou, par ailleurs lettré fortuné passionné par les toqueries des « sixties » et des « seventies ». Il n'aimait rien tant que d'être un Normalien-réactionnaire-moderniste : allez comprendre ! La France, à sa mort, lassée d'un héritage gaullien peut-être trop lourd et il faut bien le dire, fatiguée des passe-droits, saqueries, barbouzades et autres rapinades des partis d'appellation « gaullistes » (je déplore encore les excès de certains de mes compagnons) du RPF à l'UDR, choisit le calme et, croyait-elle, le luxe et la volupté en se jetant aux bras de mon jeune et talentueux ex-ministre des Finances, Valéry Giscard.
Ce centriste réformiste, issu quasi tout botté de la vieille IVème République mais avec des vestons « à la mode », avait eu, après m'avoir trahi en rase campagne, au moins une bonne intuition : les classes moyennes des villes devaient occuper la place politique et sociale qu'occupaient les classes moyennes rurales dans les deux siècles précédents.

- Pourquoi Valéry Giscard d'Estaing n'a-t-il pas réussi ?

- Las ! Le joueur d'accordéon, membre de la gentry, a manqué de chance : son règne commence avec l'invraisemblable ascension de l'Or noir puissamment contrôlé par la péninsule arabique. Il n'a rien su gérer. Arrivé nimbé de lauriers, Valéry Giscard laissa à son départ télévisuel, un petit bouquet de fleurs en plastique aux Français. J'en ai bien ri !

- Vous avez davantage apprécié François Mitterrand ?

- Ah ! Le damné renard du Morvan ! Son livre consacré à l'avènement de la Vème République, « Le coup d'État permanent » : quelle billevesée ! Comme vous le savez, j'ai toujours accueilli avec un mépris de fer les dérisoires imputations d'ambitions dictatoriales que certains prodiguèrent à mon égard et qui furent exactement les mêmes que celles dont, depuis le 18 juin 1940, nous fûmes accablés sans en être comblés, par l'ennemi, et ses complices. Mitterrand ne fit pas cependant partie de cette tourbe d'intrigants mal satisfaits.
Résistant, il fut, plus tard, notre principal adversaire pendant vingt ans mais nous avons constaté avec plaisir qu'il s'est pelotonné à merveille, au moins à quatre reprises, dès les grands habits de la Vème République que nous avions tissés : deux septennats et deux cohabitations ! Astucieux personnage, étatiste à bon escient, libéral, parfois un peu trop, anti-communiste de conviction mais trop européaniste à mon goût...

- Et vos autres successeurs ?

- J'ai beaucoup apprécié le petit Jacques qui fut mon secrétaire d'État à l'Agriculture. Je crois qu'en retour, il m'aimait bien. Il aurait pu devenir un bon député puis sénateur radical-socialiste modéré, enfin baron de province indéboulonnable. Mais son ambition était plus haute. Il est devenu par ruades, complots, caresses et coups de gueule, deux fois Premier ministre, deux fois Président ! Je sais que le Tout-petit-Paris affecte depuis des décennies de le mépriser. Mais que vaut le Tout-petit-Paris ? Surtout quand on a réussi à se faire élire par 82,21% des Français. Mieux que Napoléon ! Mieux que moi ! (rire grinçant du Général). Enfin, il n'a pas été mauvais en politique étrangère...

 

Hésitantes nouvelles générations

 

- Et les socialistes ? Et la nouvelle UMP ?

- Curieux Parti socialiste qui choisit ses leaders dans la vieille gamelle des anciennes guerres de religions ! Mitterrand était un jésuite de formation, un laïc de raison. Les Protestants Michel Rocard et Lionel Jospin, tout à leurs acclamations « républicaines de gauche », restent malgré tout, d'austères calvinistes. La Lorraine Ségolène Royal, catholique, mère de famille, me paraît pratiquer l'excès inverse : elle parle au peuple français comme Jeanne d'Arc s'adressait à Dieu et à ses Saints.

- Et Nicolas ?

- Ah ! Le freluquet ? En matière religieuse, je ne sais pas s'il est de bonne politique dans un pays marqué par trois siècles d'anti-cléricalisme, de déclarer qu'en France, « le curé est moralement supérieur à l'instituteur ».

- Mais son programme économique : « Travaillez plus pour gagner plus », l'augmentation du pouvoir d'achat ?

- Cela m'a rappelé le petit Jacques avec sa fameuse « résolution de la fracture sociale » ! Au résultat : six mois de grève en 1995 ! Bouffre ! Vous savez, jeune paltoquet, ce n'est pas le tout de promettre, il faut tenir. Moi aussi, j'en ai fait des promesses, et des plus belles encore. Ainsi, en 1958, devant un Forum d'Alger, noir de monde, avec un « Je vous ai compris », j'ai promis aux foules réunies musulmanes et pieds-noirs que l'Algérie serait toujours française. Quelques mois plus tard, je proposais au FLN, « la Paix des Braves ». Mais j'ai payé le prix de cette ouverture impudente. Par la félonie. Un quarteron de généraux en retraite, doublé d'un groupe d'officiers ambitieux, partisans, fanatiques ont tenté un putsch : le projet de coup d'Etat militaire visait à renverser cul par-dessus tête la République et à me promettre le peloton d'exécution !

- Nous ne sommes plus dans la décolonisation, il y a le nouveau contexte international, la globalisation, la multiplication des flux financiers...

- J'avais imprudemment décrété que la politique ne se faisait pas à la Corbeille de la Bourse. En 1968, quelques révolutionnaires en peau de lapin avaient mis le feu au Palais Brongniart, siège de la Bourse. Ces bougres n'avaient pas totalement tort. Aujourd'hui, la politique n'est plus rien, la Corbeille est tout ! Certains des mes amis d'outre-tombe continuent de me vanter les avantages de la financiarisation actuelle : le flux de l'épargne mondiale, tel un zéphyr léger, allait se répandre en flots prometteurs pour satisfaire les besoins naissants des économies exotiques. Pour le bonheur de tous. Après vingt ans, je n'ai hélas vu que sordides calculs d'intérêts et enrichissements spectaculaires d'une toute petite poignée de riches « bourgeois compradores », comme disaient les marxistes. Pis, jouant quotidiennement sur la spéculation la plus vile, des établissements bancaires mondiaux dits sérieux qui n'ont pas vu qu'un jeune « trader » français a pu détourner 50 milliards d'euros (le budget de plusieurs Etats africains) et perdu de 5 à 7 milliards d'euros en quelques jours.
La belle histoire pour tous les millions de Français qui constatent à chaque fin de mois, que pour quelques « euros » de découvert bancaire, ils subissent formidables agios et menaces d'interdiction à la Banque de France ! Face à de telles injustices et devant de tels précipices, nos responsables politiques « internationaux » contrôlent-ils la marche de l'histoire ou feignent-ils de l'organiser ?

 

Scepticisme sur le rapprochement atlantique

 

- Êtes-vous sensible au rééquilibrage actuel de la politique extérieure française ?
- Dans ce domaine, le Ratapoil ne m'a pas l'air d'avoir deux sous de sens commun. Alors qu'il faudrait aider nos amis américains de se sortir des pétaudières dans lesquelles ils se sont englués, l'ancien maire de Neuilly multiplie les gestes militaires pour complaire à George Walker Bush qui est devenu inaudible auprès même de ses propres concitoyens. Un coup, on va doubler nos soldats dans le royaume afghan, un autre, on ouvre une base à Abou Dhabi. Il semble que nous voulons participer à tous prix à la guerre la plus idiote du monde, la mère de toutes les batailles entre le Grand Moyen-Orient et le Sous-continent Indien. Le tout sans objectifs, sans moyens, sans débat dans notre vieille République. On parcourt le monde à la recherche de contrats aussi juteux qu'inexistants en échange d'une vague soupe sur « une nouvelle civilisation ». Soyons plus pragmatique : à la base de notre civilisation occidentale, il y a la liberté de chacun dans sa pensée, ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Cela est suffisamment respectable. Carla, Carla...

- Convenez tout de même, Général, que M. Sarkozy a renouvelé la fonction présidentielle...

- Je reconnais que la grandeur de la fonction présidentielle était de mon temps plus facilement représentée auprès du peuple avec une télévision unique et Michel Droit qu'avec la Star'AC et 400 chaînes.

La société française change vite. Je ne l'avais pas compris en mai 68. Le rôle du Président doit évoluer. La famille française se modifie, peut-être un peu trop vite à mon goût. M. Sarkozy se marie pour la 3ème fois et pour le coup, dans le Palais présidentiel. Il n'est pas le premier. Le bon Gaston Doumergue l'avait déjà fait en 1933. Certes, l'époque a changé.

Mais le spectacle actuel du Président, de ses alliés politiques, de ses affidés, de la haute administration, des chroniqueurs, des saltimbanques et des speakerines du petit écran, tous sautant comme des cabris, en s'écriant «Carla Bruni ! », « Carla Bruni ! », «Carla Bruni ! » ne me paraît guère ni rehausser la gloire de la France, ni le génie de son peuple.

- Un dernier mot, Général : quel est votre commentaire sur les préparatifs des élections américaines ?

- Un Bush a succédé à un Bush, une Clinton à un Clinton ?... La Grande Démocratie a du mal à accoucher des personnalités nouvelles ! Qu'aurait-on dit sur la décadence française si mon mulet de fils avait pris ma suite ? Mais il suffit.

On reparlera des Etats-Unis et plus généralement de l'état de notre pauvre monde la semaine prochaine.

Interview exclusive du Général de Gaulle pour le Quotidien d'Oran - Suite et fin

 

Propos recueillis par Pierre Morville  le  13/02/08

 

Pour nos lecteurs, le général procède à un vaste tour d'horizon de l'actualité internationale. Comme nous en étions convenus lors de notre première et surprenante rencontre, je devais rejoindre le Général dans une brasserie des Grands boulevards, tenue comme beaucoup d'établissements de restauration parisiens aujourd'hui, par un sympathique patron kabyle. L'endroit disposait d'un premier étage, réservé à des habitués et infiniment moins bruyant que le rez-de-chaussée. Alors, j'étais quelques minutes en avance pour ce rendez-vous historique, je trouvais le Général, toujours en grande tenue militaire, en train de dépouiller la presse quotidienne, en parcourant les principaux titres parisiens, chaussé de grosses lunettes d'écaille.

 

« Le résultat de l’élection américaine n’interviendra que dans neuf mois »

 

N'osant pas m'asseoir à sa table, j'attendais que le personnage historique interrompe sa lecture pour m'y inviter.

- Ah ! Ces journalistes, quelle maudite engeance, tempêta-t-il à la lecture d'un éditorial du quotidien Le Monde. Puis, levant les yeux sur moi, laissa tomber avec un rictus menaçant :

- Jeune paltoquet ! Vous voilà enfin ! (J’étais là depuis dix minutes). Mais avant, dites-moi, vous n'êtes pas journaliste, au moins ?

- Non, euh, pas tout à fait, un petit peu... à mes heures de loisir, mais pas vraiment...

- Je sentais bien que vous étiez un type pas complètement net. Moi, à 118 ans, j'ai passé l'âge de m'ennuyer avec des plumitifs : recevoir un grand nombre de journalistes est un plaisir. Un petit nombre, un ennui. Un seul d'entre eux : un supplice. Mais puisque vous êtes là et que j'ai faim, asseyez-vous. Et allez-y de vos questions, j'imagine aussi naïves que consternantes. Rassuré par cette invitation, espérons ironique et peut-être presque amicale, j'osais la première interrogation :

 - Nous nous étions quittés, Général, la semaine dernière, sur une première appréciation de l'élection américaine. Depuis, le « super-tuesday », les candidats démocrates sont au coude à coude, tandis que dans le camp républicain, le sénateur John McCain semble définitivement avoir pris l'avantage. Quel est votre pronostic ?

- Nous n'en sommes pas à l'heure des paris ! L'élection américaine a lieu le 2 novembre 2008. Dans neuf mois ! Je suis sidéré, consterné, ébranlé par la place factice qu'occupe quotidiennement cette élection lointaine dans nos gazettes. Quoi ! Nos élections municipales ont lieu dans un mois sur le territoire de la Nation, et on demande à mes concitoyens de s'intéresser aux votes de la Louisiane ou du New Hampshire ? De laisser croire qu'ils se passionnent pour les subtilités du parti démocrate conservateur dans les Etats du Sud ? De l'influence du courant libertarien au nord-ouest des Etats-Unis ? Pour savoir qu'il existe des « grands électeurs » ? Et cela chaque jour, et chaque jour. A écouter les chaînes nationales, il faudrait que nos concitoyens de Clermont-Ferrand en connaissent davantage sur l'Ohio que sur le sud de la Bretagne ? Sur l'Alaska que sur l'Andalousie ? Sur le Wyoming que sur la Bavière ? C'est encore un maudit effet de la furia médiatique.

- Oui, certes, Général, mais quand même, que pensez-vous des principaux candidats en lice ?

- Mme Hillary Clinton est un produit de l'aristocratie politique washingtonienne. Elle fut la femme du Président et celui-ci deviendra peut-être le mari de la Présidente. On reste entre soi.

M. Obama me paraît avoir de plus d'étoffe. Aux épreuves, il a pris de la hauteur. Au sommet des affaires, on ne sauvegarde son temps et sa personne qu'en se tenant méthodiquement assez haut et assez loin. Mais quel est son programme ? Nul ne le sait.

M. John McCain a aujourd'hui peu de chances de gagner. Il a 72 ans. J'ai écrit quelque part que passé 60 ans, il fallait se garder des responsabilités. Bon ! Il me faut tout de même reconnaître n'avoir quitté volontairement la charge présidentielle qu'à l'âge de 79 ans. Mais c'est parce que le peuple m'avait réclamé. On ne peut ignorer cet appel mystérieux et exigeant. Mais j'avoue y avoir cédé un peu trop (rire grogneux). Toujours est-il que j'ai un petit penchant pour McCain. Non pas parce qu'il est Républicain, son parti cumule le plus grand nombre d'idiots, mais parce que c'est un militaire et un combattant, vétéran de la guerre du Vietnam, ce conflit stupide s'il en fut, mais c'est le sort du soldat...

 

Georges Bush dans la « mare aux canards »

 

- Tout le monde attend néanmoins un renouvellement de la politique américaine... - Ce qui me surprend aujourd'hui, c'est la quasi-disparition de M. Georges W. Bush. Peut-être s'est-il retiré dans quelque lointain monastère pour méditer sur les difficultés du pouvoir. Toujours le chef est seul face à un mauvais destin. Le caractère, c'est d'abord de négliger d'être outragé ou abandonné par les siens. Mais enfin ! Le jeune Georges Walker Bush m'apparaît comme s'être jeté, tout seul comme un grand, dans la mare aux canards ! Et quand je dis canards, j'ai dû me tromper d'une ou deux lettres. En revanche, je ne vois guère comment son successeur, quel qu'il soit, pourra déguerpir rapidement de l'Irak. Durant toute sa présidence, Bush junior aura eu raison au moins sur un point : les troupes nord-américaines seront présentes en Irak pour une bonne dizaine d'années. Sauf à reconnaître une nouvelle défaite, situation difficilement acceptable pour la première puissance mondiale.

 

 - Et l'Iran ? 
   

- Dans les trois derniers siècles, la Perse, malgré ses excès verbaux fréquents ou crises ponctuelles, a plutôt été dans un Moyen-Orient agité, une puissance apaisante au mieux, renfermée sur elle-même au pire. Parions que les prochaines élections iraniennes confirmeront ce diagnostic.

- La situation afghane paraît complexe...

- Un désastre, oui ! L'Alliance occidentale, avec des forces armées de 37 pays différents n'arrivent pas, depuis sept ans, à juguler l'activisme de quelques milliers de Talibans. En revanche, sous l'occupation occidentale, l'Afghanistan fournit à nouveau la matière première de 90 % de l'héroïne mondiale. Joli succès. Et j'apprends que la France veut envoyer une quinzaine de nos chars Leclerc (50 tonnes chacun, bourré d'électronique, capable de tirer un obus au but toutes les dix secondes à plus de 80 km/h) pour aller traquer les moudjahiddine dans la foule des villages afghans : un vrai coup de génie !

- Et le Pakistan ?

- Je vous remercie de me poser une question sur la Palestine. Les exigences d'un grand peuple sont à l'échelle de ses malheurs. C'est également le cas d'un petit peuple qui vit depuis des décennies dans l'opprobre et le déni. Les Palestiniens ont droit à leur terre. Israël a gagné beaucoup de guerres. Israël doit aujourd'hui souhaiter la paix, dans la justice et le Droit. C'est de son intérêt même, en bonne compréhension de son avenir. Aucune nation ne se construit durablement contre les autres. Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
Nous en étions, après une kémia arrosée d'anisette, à entamer les plats du jour. Le général avait pris un Couscous royal et moi, un tajine d'agneau. Le tout arrosé d'un vin de Mostaganem, correct parce que servi un peu frais. En arrière fond musical, le patron nous avait servi une vieille bande de Lili Boniche. L'atmosphère se prêtait à des questions plus relatives à notre publication. Avec prudence.

 

« L’Union méditerranéenne ? Pourquoi pas ? »

 

- Et l'Union méditerranéenne, cher Général ?

Un regard foudroyant me fit sentir que le « cher » était de trop.

Le Général s'étrangla :

- Groumph ! Morbleu ! L'affaire est complexe. C'est l'une des rares propositions pour laquelle je ne désavoue pas complètement mon cinquième successeur dans la Vème République. L'Europe s'élargit. Tant mieux ! Elle perd de son contenu initial mais va à la rencontre de mondes nouveaux. Moi-même, j'avais proposé une France qui irait de Dunkerque à Tamanrasset. Reconnaissons-le avec un succès mitigé. Je reste toujours partisan d'une Europe qui irait de l'Atlantique à l'Oural. Nous sommes favorables à un élargissement de l'Europe pourvu que celui-ci soit fondé sur la libre coopération de Nations indépendantes, respectueuses d'elles-mêmes et de leurs valeurs communes et distinctes. La Turquie, me diriez-vous, pose-t-elle dans ce cadre, problème ? Lorsque la France, la première de tous les Etats d'Occident, reconnut le gouvernement d'Ankara, il est certain que la valeur d'une élite bien connue chez nous était pour beaucoup dans la confiance que nous portions d'emblée à la Turquie moderne. Il en est de même avec le Maghreb et tout particulièrement avec l'Algérie. Nos deux pays ont depuis longtemps des rapports complexes et passionnels, le pouvoir algérien nous affronta mais il a su gagner notre respect. Donc, il faut aujourd'hui construire autour de la Méditerranée une nouvelle alliance. Avec ceux qui le veulent... Le général tapotait sur la table. J'ai senti qu'il fallait détourner la conversation vers d'autres pôles d'intérêt.

- Que pensez-vous de Vladimir Poutine ?

- Un sacré gaillard ! Les Russes, peuple sentimental, adorent les Tzars. Ils en ont un à la mesure de leur puissance reconquise. L'Europe fera tôt ou tard alliance avec la Russie puisque l'Amérique aujourd'hui décline et que la Chine monte. Mais cela n'ira pas sans tiraillements sérieux notamment dans les Balkans et autour de la mer Noire.

- Vous êtes bien pessimiste, Général, aujourd'hui.

- Bougre de nigaud, croyez-vous que je suis là pour vous faire rire ? Les Gaulois n'ont pas changé. Leurs chefs détestent obéir. Mais ils adorent discuter. Ne parlons pas du menu fretin...

 

L’affaire du « hessehemesse »

 

- Vous souhaitiez peut-être, Général, en revenir à la France ?

 - Tout à fait. Vieille France, accablée d'Histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, allant sans relâche de la grandeur au déclin, mais redressée, de siècle en siècle, par le génie du renouveau... Au fait, c'est quoi un « essehemesse » ?

- Le SMS, un message qui passe par un téléphone sans fil

- Oui, j'ai remarqué que beaucoup de gens parlaient tout seuls dans la rue dans une petite boîte noire. Cela m'a rendu un peu inquiet sur l'hygiène mentale de notre grand Pays. Mais c'est peut-être le progrès. Moi-même, j'ai eu ma première conversation téléphonique en 1913 à Arras dans le Nord. J'ai donc du y passer mon premier « esshemesse».

- Non, non, Général, le SMS est un message écrit qui s'inscrit sur votre téléphone.

- Ah, bon, on peut faire cela avec un poste téléphonique qu'on tient dans sa main et qui nous suit partout ?

- Bien plus, Général, on pourra bientôt y capter la télévision.

- Et vous allez regarder l'ORTF sur un si petit écran, tout en marchant ? Il n'y a pas de meilleure façon de se casser la figure (ricanements). Allons, pour en revenir aux « essemhesses », j'apprends que le Président se prête à des messages privés très surprenants et que la presse de caniveau s'en empare et s'en gausse. Cela me surprend de l'Observateur, un journal pacifiste, gauchiste mais sérieux.
Et le ludion Sarkozy qui jouit d'une immunité totale pendant sa présidence, va poursuivre un simple pékin qui lui ne pourra porter plainte contre le chef de l'Etat ! On navigue entre Courteline et la République bananière... Il est temps que je rentre dans ma vieille Lorraine, j'en ai assez vu.

- Mais... vous partez déjà ?

- Le TGV m'attend.

- Vous reviendrez ?

- Peut-être. Je vais bien mais, rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.

Note du rédacteur : cette interview parfaitement loufoque et totalement subjective est, règle de la parodie, truffée de citations hors contexte, extraites des principaux discours du Général de Gaulle.

 

 

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 22:56


Cuisine, parfums, meubles, vêtements, vocabulaire scientifique...: les emprunts de la langue française à l’arabe sont innombrables

Houla ! (Par Allah ! Peu de Français connaissent l’étymologie de cette expression très française), la journée du «chroniqueur de Paris» commençait mal. Trop de boulot, trop de retards et la chronique à écrire... La soirée précédente n’avait pas été exemplaire. Au café (de l’arabe qahwa), on n’avait pas bu que de la limonade (lîmûn, citron), des sorbets (charâb, boisson) ou des sirops (charâb) sucrés (sukkar). Les carafes (gharrâfa, pot à boire) circulaient à grand train, élixirs (al-’iksîr, le sec) puisés à pleines jarres (jarra, vase de terre). L’alcool (al-kohl, antimoine) avait opéré son alchimie (al-kîmyâ) et le teint cramoisi (qirmizî, rouge violet) et même écarlate (siqillat, rouge vif) de certains convives, avachis sur leur tabouret (tunbûr, du persan tabir, instrument de musique), en était la meilleure preuve. Par hasard (az-zahr, jeu de dés), la soirée se termina mal: quelques lascars (al-’askar, le soldat), quelques argousins (al-gwazil, gendarme) voulurent soulager de leurs pécules les convives restants à grands coups de matraques (matraq, gourdin). Quelle bagarre (de l’arabo-sicilien siarr) ! Quelle galère (qalija) !

Le français ? Un pataouète !


Bien plus tard, le soleil allant atteindre son zénith (samt al-ra’s, chemin au-dessus de la tête), il fallait bien se lever et quitter son matelas (matrah, qui est jeté à terre). On aurait préférer un sofa (sûfa, coussin) avec de la mousseline (mawsilî, de la ville irakienne Mossoul) ou un baldaquin (baghadâdî, de Bagdad) muni de draps en satin (zaytûnî, de la ville de «Zaitûn», en réalité la ville chinoise Tseu toung).
Bon ! Quel temps fait-il ? Qu’en disent les magazines (makhâzin, entrepôts) ou les almanachs (al-manâkh, calendrier) ? Pas de sirocco (churûq, lever du soleil), pas de typhon (tûfân, déluge), pas de mousson (mawsim, saison). On va donc se chausser léger. Des savates (sabbât, chaussures), tiens ! C’est confortable. Et comment m’habiller ? Un caban (qabâ, manteau d’homme), un caftan (qaftâzn, robe avec fourrure), un gilet (jalaco, vêtements sans manches), un burnous (burnus), une gandoura (ghandûra), une gabardine (qabâ, vêtement d’homme) ? Une jupe (jubba, vêtement) ? Non, ça c’est pour mon aimée. Elle en a de très jolies, moirées (mukhayyar, étoffe de laine). J’ai d’ailleurs rendez-vous avec elle. Et elle sentira bon. Mais comme elle change souvent de parfum, je devinerais le choix du jour: entre le lilas (lîlak), le jasmin (yâsimîn), l’ambre (‘anbar), le musc (misk) ou le santal (sandal). Elle aime beaucoup les nénuphars (nânûfar) mais ils ne sentent rien. En revanche, elle aura faim: d’aubergines (al-bâdhinjân), avec de l’estragon (tarkhûn) ? D’artichauts (al-kharchûf) ? De potirons (futr, champignon) ? De pastèques (battîkha)? D’abricots (al-barqûq) ? D’oranges (nâranj) ? Nul ne le sait: l’almée (‘âlma, servant, ‘alima, savoir) est souvent changeante.

Le chroniqueur avait connu cette femme d’exception par le truchement (turjumân, interprète) d’un toubib (tabîb, médecin), un fou (dans le jeu d’échec, le fîl, l’éléphant), passionné d’orientalisme et de musique, tambours (al-tambûr) et cythares (qîthâra), luths (al’ûd) et guitares (qîthâra).
Il aimait cette houri (femme très belle, vierge du Paradis) et aucune avanie (hawân, rançon), aucune avarie (awârîya, dommages), même sur des récifs (ar-rasîf, jetée) nacrés (naqqâra, tambour), n’aurait pu l’arrêter dans ce «brancheman» (du français «branchement» emprunté par l’arabe moderne).

On le comprendra: les mots empruntés à l’arabe sont légion et le petit récit proposé narrant un lever difficile du chroniqueur de Paris est au nadir, «à l’opposé» des moeurs vertueuses, voire parfois quelque peu austères prêtées à ce rédacteur.

D’un merveilleux petit livre sont tirés ces quelques exemples parmi de nombreux autres emprunts à la langue arabe. «Arabesques» *, a été rédigé par Henriette Walter, linguiste bretonne et Bassam Baraké, linguiste libanais. Ces deux universitaires nous rappellent les profonds et anciens apports de nos cultures mélangées. Non seulement, ils soulignent les très nombreux emprunts de la langue française à l’arabe mais ils relèvent également les tout aussi multiples adaptations du français à l’arabe algérien, marocain ou tunisien.
Le français ? Un pataouète ! Cette façon de parler des «Français d’Algérie» est une expression qui est elle-même une déformation du nom du célèbre quartier Bab el-0ued.

*Arabesques, L’aventure De La Langue Arabe En Occident - Robert Laffont.

 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:57

- Nouvelles de Bordurie -

 

 

 

Au château de Kaiserloch, les élus des deux Chambres ont reçu Wenceslas Nicosy. Fait sans précédent, un changement spectaculaire de l’étiquette, ratifié par le Haut conseil du Palimpseste convoqué à l’aube, a été introduit : les sénateurs et députés de Bordurie accueillirent notre libéral Président (à l’initiative à cette nouvelle ouverture), debout et non agenouillés, comme le veut la tradition.

Les élus ne cachèrent par leur enthousiasme à ce signe considérable de considération. Les observateurs les plus attentifs notèrent toutefois des sourires trop figés pour être tout à fait sincères.

Sous la devise républicaine, « respect de l’autorité, réforme sécuritaire, valeur-travail », le Président dressa un magnifique discours-programme pour les jours à venir. Principale mesure, un grand emprunt d’état visant à conforter les finances publiques, mises à mal par la vilaine crise venant de l’extérieur qui sera bien vite repartie là d’où elle vient.

Cet emprunt patriotique et obligatoire suscite quelques critiques dans les couches de basse extraction. « Les pauvres ont tort, explique le conseiller présidentiel Alain Bling, il faut reconstituer l’épargne populaire et, en faisant des efforts, nos concitoyens pourront placer quelques sous dans notre cassette, qu’ils éviteront ainsi de gaspiller dans une furie de consommation. ».

Certains esprits chagrins chuintent que le montant du remboursement représentera au bas mot trois à quatre fois le montant emprunté. Mais comme le dit le célèbre adage présidentiel, « Demain, c’est demain ; Aujourd’hui, c’est aujourd’hui ».

Une nouvelle fois rassérénés et admiratifs, les élus des trois corps,  Finance, Haute administration et Tiers-État se retirèrent à la queue-le-leu, comme c’est l’usage.

 

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 01:57

Je suis athée.
Dieu merci.

 

Je n’en garde pas moins une certaine affection honteuse, souterraine et bien évidemment hypocrite pour le catholicisme, apostolique et romain, religion d’une grande partie de mes ancêtres. Ah ! Le poids conscient et inconscient des traditions, contre toute raison…

Un tribut nécessaire à la tribu en quelque sorte.

 

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Cette phrase ultime du ci-devant Christ persiste à me toucher.

 

- Bon dieu ! Bon dieu ! Pourquoi ne pend-t-on par les pieds, ce crétin de Ratzinger ?

 

- Parce que ce n’est pas ton affaire, cochon d’athée relaps !

 

Benoît 1er (pape de 575 à 579 et le 1er des Benoît empapés jusqu'à l’actuel seizième du nom) mourut dans Rome assiégée. De son successeur, Pelage II, on ne sait pas grand-chose.
Sic transit gloria mundi.

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