Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 14:27
USA : près les primaires de l’Indiana, Trump en bonne piste

(Article paru sur le site TSA, le 4 mai 2016)

Qui va succéder à Obama ? Hillary Clinton est en tête dans la course à la nomination chez les démocrates, bien qu'elle soit talonnée par son adversaire socialiste, le sénateur Bernie Sanders. Le grandiloquent milliardaire Donald Trump mène la course dans le camp républicain. Il a éliminé hier son principal rival, Ted Cruz, le sénateur du Texas, lors des primaires de l’Indiana. Avec 1053 voix de délégués, dont les 51 raflées en Indiana (sur un total de 57), notamment grâce au soutien inattendu du vote évangélique, il ne manque plus au milliardaire que 184 pour décrocher l'investiture automatique républicaine en vue de l'élection présidentielle du 8 novembre. C’est quasi chose faite. La direction du Parti républicain qui, inquiet du programme de la star montante, avait joué la carte du « tout sauf Trump », est obligé de se rallier.

Clinton ou Trump ?

Hillary Clinton est l’adversaire probable de Trump aux présidentielles mais elle est de loin de faire l’unanimité dans son propre camp. Bernie Sanders son rival très à gauche, a ainsi remporté les primaires de l’Indiana. La victoire potentielle de Trump et les difficultés de Clinton montrent bien la crise aux Usa, comme en Europe, des partis traditionnels.

Barak Obama, s’il a déçu par rapport à ses promesses de changement, lors de sa 1ère campagne présidentielle, a mené ses deux mandats avec beaucoup de prudence, sans crises majeures. Si le chômage a réussi à être contenu, le pouvoir d’achat des Américains ne s’est pas redressé et des difficultés économiques persistantes affectent les couches populaires mais également la classe moyenne. Hillary Clinton propose un programme guère différent de son prédécesseur et a actuellement des difficultés à séduire l’électorat jeune, afro-américain. Elle est sous la pression de Bernie Sanders, obligée de gauchir son discours programmatique, sans vraiment convaincre.

Barak Obama critique beaucoup Trump mais ne ménage pas des critiques feutrées contre Hillary Clinton. Mais il est en fin de course. Ainsi, son dernier grand projet, le traité transatlantique (TAFTA) avec la création d’une grande zone de libre échange entre les Etats-Unis et l’union européenne, s’est heurté récemment à des refus européens et notamment celui de la France. Pire, les deux principaux candidats à la succession, Hillary Clinton et Donald Trump, se sont prononcés contre le TAFTA.

Trump, une « menace pour l’économie mondiale », selon The Economist

Les deux vieux grands partis qui se partagent avec régularité le pouvoir depuis des décennies, semblent quelque peu usés. Les électeurs ont envie de changement et seraient prêts à donner sa chance à un candidat iconoclaste, surprenant et très à droite, même si le programme de Trump inquiète autant les milieux financiers que le reste de la planète. Ainsi, le magazine The Economist le classe au 6ème rang des menaces pesant sur l’économie mondiale, à égalité avec Daesh ! Et les grandes capitales internationales s’interrogent sur la future politique extérieure de Trump. Sous sa bannière « America First », l’Amérique d’abord, Trump veut venir très vite à bout de l’Etat islamique, ne jamais accepter un Iran nucléaire, forcer les Européens et ses autres lalliés, notamment les monarchies du golfe à payer pour leur sécurité et conclure de « super accords » avec la Chine, le Japon, La Russie. Entre deux rhétoriques anti-musulmanes, il maintient son projet de la construction d’un mur entre les Etats-Unis et le Mexique pour limite le flux des migrants sud-américains, sa grande obsession. Trump critique Georges Bush pour son intervention en Irak mais, tout en prônant un certain isolationnisme pour les Etats-Unis, il n’écarte jamais la possibilité d’actions guerrières à mener par son pays. Seuls éléments un peu rassurants, Trump souhaite acclamer les tensions avec la Russie et souhaite dans le vieux conflit israélo-palestinien, y adopter une position de relative neutralité pour tenter « d'arracher enfin un accord, si c'est encore possible ». Une 1ère aux USA.

Partager cet article

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article

commentaires