Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 21:41

Projet d'article sur le site Technologia, le 15 septembre 2017

Un des nombreux articles, pas si facilement à écrire sur l'ensemble des risques psycho-sociaux dans l'univers du travail (Burn out, dépressions, harcèlements, suicides...)

Le mot stress en français est un emprunt au même terme anglais, mais lui-même issu de l'ancien français "destresse" qui signifie détresse. Le stress n’a pas véritablement de définition scientifique : «Inhibition», « paralysie situationnelle », réaction à un évènement traumatisant (maladie, décès), ou à une déstabilisation sociale … Les sources du stress sont multi-causales, réactions à de multiples contraintes auxquelles l’individu doit s'ajuster. Les origines du stress ? Physiques, socio-psychiques ou sociales, où même liées à une maladie génétique, virale ou parasitaire.  

Les symptômes ou manifestations du stress peuvent prendre également de multiples formes :

-        physiologique : tensions musculaires, problèmes digestifs ou d’appétit, carence de sommeil, maux de tête, vertiges, fatigue…

-        psychologique : agitation, irritation, inquiétude, anxiété…

-        dans les relations sociales : difficulté de se concentrer, faible estime de soi,  une tendance à s’isoler, une perception négative de la réalité, désorganisation, absentéisme, consommation accrue d’alcool ou de drogues (…)

Le stress dans une situation de travail

Selon l’INRS, on parle de stress au travail quand une personne ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre. Les situations stressantes qui s’installent dans la durée ont toujours un coût pour la santé des individus qui les subissent. Mais également des répercussions négatives sur le fonctionnement des entreprises (turnover, journées de travail perdues, perte de qualité de la production, démotivation,…). La démarche de prévention collective consiste à réduire les sources de stress dans l'entreprise en agissant directement sur l'organisation, les conditions de travail, les relations sociales…

Les cinq conseils :

1) Reconnaissez à vous-même vos sentiments de malaise ; évitez les postures de fuite ou d’évitement

2) Parlez-en à votre médecin, éventuellement à votre médecin du travail et à votre CHSCT

3) Poser toutes les solutions possibles et chasser les postures de fuite ou d'évitement ; Évaluer le caractère concret de chaque solution ;

4) Rappelons, notamment dans les situations de malaises collectifs de service, que l’employeur à des responsabilités juridiques.

5) A utiliser : « l’Accord national interprofessionnel sur le stress au travail » (http://www.journal-officiel.gouv.fr/publications/bocc/pdf/2009/0002/CCO_20090002_0002_0020.pdf )

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 07:56

Qu'ai je à dire ? Rien. Si ce n'est éventuellement sur la métaphysique 

Métaphysique

des choses.

En philosophie, la métaphysique désigne la connaissance du monde, des choses ou des processus en tant qu'ils existent « au-delà » et indépendamment de l’expérience sensible que nous en avons, mais elle prend des sens différents selon les époques et selon les auteurs1. Très éloignée des sciences normatives comme l'éthique, la métaphysique est une science philosophique qui questionne d'abord l'existence des choses ou des événements tels qu'ils nous apparaissent, et qui tente ensuite de décrire et d'expliquer ce qui existe vraiment. (Wikipedia)

Métaphysique!!... Méta.... Métamorphose... joli, jolie physique... belle nana !

Des questions  ? Du risque ? Non, non, calmons-nous. Tout restera dans le domaine du compréhensible. Progressivement.

Moi-même, je ne sais pas grand chose.Peut-être beaucoup moins que vous...

Je vous embrasse

 

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 07:41

Article paru dans le Quotidien d'Oran du11 septembre 2017

Il est assez surprenant qu’un président de la République française, certes jeune élu, puisse porter un tel jugement sur ses concitoyens, notamment en discourant  d’un territoire étranger.

C’était à Athènes, ville qui est par ailleurs chère à nos cœurs mais qui a été quasiment exclue de notre communauté européenne sans beaucoup de protestations  de nos chers européens : voilà une déclaration où Emmanuel Macron, en voyage officiel en Grèce, a expliqué qu’à l’approche des premières manifestations contre sa réforme du Code du travail, il ne comptait pas céder à la pression : « Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes », a-t-il ainsi proclamé dans le jardin de l'École française d'Athènes. Une formulation déclarée pour le moins maladroite sur laquelle le service communication de l’Elysée est revenu le soir-même pour préciser que le terme « fainéant » visait « ceux qui étaient au pouvoir ces 15 dernières années et qui n'ont rien fait » et non les Français. Pour les observateurs, je jugement est plus sévère : il faudrait, hélas, que le système de communication interdise régulièrement  la parole au nouveau Présidente de la République française. Car il dit beaucoup de choses idiotes.

« Fainéants » : formulation bien plus que maladroite

Car le jeune président Macron fait honte à la République française. Et s’il souhaitait me poursuivre en justice pour mes propos et je l’en laisse libre, j’évoquerai comme lui, mais pas trop, une formulation très « maladroite », en tous cas beaucoup plus « malagauche ». Eh bien, non les Français ne sont pas des fainéants. La productivité, valeur financière créée par heure de travail est une plus forte du monde et constamment en hausse.

« A la différence des autres grands pays européens, la productivité dans les entreprises françaises continue d’augmenter à un rythme soutenu, à la fois pour les salariés à titre individuel et pour les groupes de travail dans leur ensemble.

Cette particularité française s’accompagne d’un taux d’adoption plus rapide qu’ailleurs de la dernière génération d’outils de productivité, le plus souvent en mode cloud, de type CRM, gestion de projet ou travail collaboratif ». C’est ce que révèle l’étude menée au troisième trimestre 2016 à l’initiative de Wrike, éditeur d’une solution de gestion des tâches et des projets en mode collaboratif, conjointement auprès d’un échantillon représentatif de 1000 professionnels dans des entreprises de toutes tailles en France, en Allemagne et au Royaume Uni.

La France en avance sur la productivité du travail

Les Français, on le sait, compensent leur faible nombre d’heures travaillées par une productivité élevée. D'après l'étude Wrike, 53% des salariés français déclarent que leur productivité a augmenté depuis un an. Seuls 47% des salariés allemands sont dans ce cas, et 26% des salariés interrogés au Royaume-Uni. Tout aussi instructif, la productivité des équipes ou des groupes de travail en France a augmenté quasiment au même rythme.

Comme le montre l’étude, les entreprises françaises sont également en avance pour l’adoption des outils de CRM, de gestion de projet et de travail collaboratif. Respectivement 32,4% des salariés interrogés déclarent les utiliser dès à présent, à comparer avec l’Allemagne (24,5%) et le Royaume Uni (17,7%).

Français, Fainéants ! L’insulte hallucine !

Monsieur le Président de la République française, arrêtez d’insulter vos compatriotes ou éventuellement, démissionnez : ce qui ne serait pas une si mauvaise idée. Vous êtes jeune, vous pouvez imaginer une nouvelle carrière…

Cynisme ?

Quant au mot cynique Au sens contemporain, le cynisme est une attitude ou un état d'esprit caractérisé par une faible confiance dans les motifs ou les justifications apparentes d'autrui, ou un manque de foi ou d'espoir dans l'humanité. Il est parfois considéré comme une forme de lassitude fatiguée, mais aussi comme un mode de critique ou de scepticisme réaliste. Les cyniques regardent avec ironie l’éternel discours des « libéraux économiques » qui depuis trente ans nous assénement les mêmes bêtises, depuis trois décennies avec un taux de croissance de moins de 1% sur dix ans.

Cynique ? Oui !

Le terme dérive originellement d'une école philosophique de la Grèce antique, dite cynique, qui rejetait toutes les conventions (qu'elles concernent la religion, la politesse, la décence ou les « bonnes manières ») et prônait la poursuite de la vertu dans un style de vie simple et détaché des objets extérieurs. Le cynique actuel ne fait pas confiance à l'éthique publiquement professée, ni aux valeurs morales consensuelles, tout spécialement lorsqu'il porte en lui de hautes attentes concernant la société, les institutions et les autorités, qui restent fortement décevantes (*citations prises sur Internet). Bof ! On est assez nombreux dans cette référence dubitative.

Quant aux « extrêmes », je ne sais pas à qui le président Macron, assez proche lui-même de l’extrême vide conceptuel, fait référence. Mais il ne manquera pas de le préciser dans ces déclarations ultérieures.

Cet état d'esprit se manifeste comme le résultat de la frustration, de la désillusion, et d'une confiance faible ou inexistante envers les organisations, autorités et d'autres aspects de la société.

Il est totalement tout d’abord irresponsable de mettre en cause les citoyens français de l’étranger, fut-il d’une capitale amie. Ensuite, le débat reste assez court : les Français, cyniques et fainéants ?

Pour finir

« Fainéants » ! On dirait le petit noble qui parle de ses serfs. Ce petit président n’a évidemment jamais travaillé comme salarié mais comme seulement comme actionnaire chez Rothschild, une toute, toute petite PME où l’on gagne beaucoup d’argent, souvent sur le dos des « fainéants ». Après, il a été conseiller de François Hollande à l’Elysée puis ministre de l’économie de la République française.

Un agneau innocent, peut-être trop idiot pendant plusieurs années pour ne pas avoir repéré les difficultés évidentes de notre économie comme conseiller du Président puis comme ministre et il n’a pas pu trouver quelques solutions alternatives proposées comme originales... On ne s’en souvient d’aucune proposée et mise en place depis son poste d’alors, ministre de l’Economie, à part la relance des autocars sur le territoire national. Quel Talent !

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article
28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 20:09

C'est la petite phrase historique du week-end du nouveau président français (mais il en fait une tous les deux jours) : Emmanuel Macron, à l'occasion des 75 ans de la rafle du « Vel d'Hiv » (parc fermé où la police française pétainistes a  enfermé pendant la 2ème guerre mondiale les juifs avant de les livrer aux nazis allemands), prélude d’un massacre sans précédent, a tenu un discours pour commémorer la tragédie devant le premier ministre israélien, Benjamin Natanyahu. Lors de cette prise de parole, le président de la République a déclaré : "Nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est la forme réinventée de l’antisémitisme".

Ce jeune président ne connait pas à l’évidence, le mot sémite. Il recouvre des langues communes qui recouvrent l’ensemble du Moyen-Orient, une grande partie de la Corne de l’Afrique et également l’ensemble du parler des peuples berbères. Un  ethnologue allemand a désigné l’ensemble de ces rassemblements linguistiques sous la formule « langues sémitiques » trouvant son origine dans « Sem », l’un des fils de Noé.

Bref. De multiples peuples du Moyen-Orient et d’ailleurs sont sémites. Tout d’abord par les phrases qu’ils parlent : l’arabe, l’hébreu, l’araméen et des dizaines d’autres langues notamment berbères ont un fond commun, la langue sémite. L'adjectif « sémitique » a été forgé par l'orientaliste allemand A. L. Schlözer

en 1781pour désigner des langues dont la parenté était perçue dès le Moyen Âge par les docteurs juifs : l'hébreu, l'araméen et l'arabe. L'appellation était choisie par référence au « tableau des peuples » de la Genèse  où Sem, fils de Noé, est donné comme le père d'Abraham.

Donc notre jeune président français ne semblait pas connaitre ces réalités anthropologiques. Il faut donc les lui rappeler. Non, l’antisionisme n’est pas l’équivalent de l’antisémitisme. Le sionisme est une doctrine politique née dans le monde germanique au XIXème siècle. Le même monde allemand a voulu par folie incompréhensible, détruire le monde juif. 6 millions de morts juifs dans les camps de concentrations hitlériens. La création de l’Etat d’Israël était une juste revendication des survivants. Mais hélas, au détriment des Palestiniens, leurs cousins par Sem, spoliés de leurs propres territoires.

Israël ne semble pas vouloir la paix

Emmanuel Macron a donc reçu chaleureusement Benjamin Netanyahou en lui conseillant gentiment de trouver une solution au vieux problème palestinien et en lui rappelant la nécessité de créer deux états.

Pas de pot ! Dans le même temps, le Premier ministre israélien a pris la décision d’installer à Jérusalem, sur la Place des mosquées, le Mont du temple pour les juifs, des portiques avec des détecteurs de métaux. Problème : cet arsenal sécuritaire intervient dans une zone « neutre » puisque ce lieu est considéré comme sacré par les juifs, les musulmans et les chrétiens. Au résultat, plusieurs jours de protestations et d’émeutes et cinq palestiniens et trois israéliens qui ont trouvé la mort. Dans la nuit du 24 juillet, au terme d’une réunion d’urgence du cabinet de sécurité israélien, et après de fortes pressions internationales, Netanyahou a pris la décision de retirer les portiques. Mais pour les remplacer par un système de caméras très sophistiquées.

Sacré Benjamin ! il recule parfois mais il tente toujours : intervention militaire contre Gaza, maintien du pouvoir israélien sur les « territoires occupés » depuis plusieurs décennies, multiplication de colonies israéliennes en Cisjordanie, refus de tous droits civiques aux populations palestiniennes, emprisonnées illégalement dans leur propre pays…

Et les palestiniens risquent de faire les frais d’un nouveau et un peu surprenant rapprochement : celui d’Israël et de l’Arabie saoudite. Beaucoup de dirigeants israéliens désignent l'Iran comme principale menace pour leur pays, à côté, si ce n'est même avant, le terrorisme islamiste. Cette inquiétude, fondée ou infondée, est largement partagée par l'Arabie saoudite et d'autres Etats sunnites de la région. « Leur première crainte est de voir Téhéran reprendre son programme nucléaire à des fins militaires dans dix ans, après la date fixée par l'accord du 14 juillet 2015 avec les grandes puissances. Une inquiétude d'autant plus forte que l'Iran poursuit apparemment son programme de missiles intercontinentaux. L'autre préoccupation est que l'Iran chiite profite de l'affaiblissement de l'Irak et des difficultés de la coalition emmenée par Riyad au Yémen contre les Houthis, dont le zaïdisme est proche du chiisme, pour s'imposer comme la puissance hégémonique au Moyen-Orient. D'après le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, l'Iran pourrait constituer « un pont terrestre allant de Téhéran à la Méditerranée » en passant par l'Irak, la Syrie et le Liban », note Jacques Hubert-Rodier, du quotidien Les Echos.

Dernier élément de crise, Depuis un mois, l’Arabie saoudite et ses alliés ont rompu toute relation avec le Qatar. Ils accusent l'émirat gazier (sunnite) de soutenir le terrorisme et d'être trop proche de l'Iran chiite.

L’Arabie saoudite (à l’origine de la fondation d’Al Qaida) et surtout son nouveau souverain, le roi Salmane veut surtout mettre au pas la famille Al-Thani qui règne sur le Qatar et conforter l’emprise de l’Arabie saoudite sur l’ensemble des riches pays du Golfe et plus largement sur le Moyen-Orient, face au rival iranien.

Reste à connaître la position du grand allié américain. Les Etats-Unis ont eu dans cette région des positions plus que surprenantes. Leurs interventions militaires en Irak, en Libye  et plus récemment en Syrie ont largement contribué à la déstabilisation du Proche-Orient et une forte revitalisation du djihadisme terroriste. Le 20 mai 2017, Donald Trump faisait son premier déplacement à l’étranger en étant reçu très chaleureusement  à Ryad. L’Arabie saoudite et un certain nombre d’autres pays du Golfe ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar au lendemain de cette visite. Mais les Etats-Unis ont leur principale base militaire au Moyen-Orient au Qatar (11000 soldats) et Washington vient de suspendre son soutien militaire et financier aux groupes d’opposition anti-Bachar el-Assad en Syrie….

 

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 17:15

 

("Chronique de Paris" parue le 13 juillet 2017 dans la Quotidien d'Oran)

14 juillet, c’est la fête nationale française. Défilés militaires, cortège d’avions, discours, bals populaires et feux d’artifice. Sans oublier un nombre incalculable de boissons alcoolisées consommées dans une nuit très chaude. Tout cela est censé rappeler aux Français un double anniversaire historique. Mais c’est également  l’occasion d’inviter des présidents étrangers.

14 juillet 1789 : la prise de la Bastille

40jours plus tôt, le Roi Louis XVI avait du accepter la tenue d’Etats-généraux réunissant les trois ordres : l’aristocratie, le clergé et le tiers-état qui ramassait l’immense reste de la population. Au centre des débats ? La fiscalité jugée trop pesante pour les couches populaires. Déjà. Et la volonté également d’une constitution qui encadre un peu plus un pouvoir royal absolu.  

Le 9 juillet, l'assemblée réunie à Versailles se proclame «Assemblée nationale constituante». L'initiative ne plaît pas au roi ni à son entourage. Le 12 juillet, Louis XVI renvoie son contrôleur général des finances, Jacques Necker, un banquier plutôt populaire.

Le 13 juillet circulent dans Paris, des rumeurs de coups de force menées par les forces royalistes. De fait, des corps de troupes sont rassemblés au Champ de Mars et aux portes de Paris.

Et là, c’est le coup de chaud !

Le 13 juillet, à Paris, la rumeur se répand que les troupes royales vont entrer en force dans la capitale pour mettre les députés aux arrêts. De fait, des corps de troupes sont rassemblés au Champ de Mars et aux portes de Paris. Un comité permanent, la «municipalité insurrectionnelle», est formé pour faire face à la menace. Il se substitue à la vieille municipalité royale.

Au matin du 14 juillet, nous rapporte Wikipedia, des artisans et des commerçants se rendent à l'hôtel des Invalides en quête d'armes. Le gouverneur cède aux émeutiers et ouvre les portes. La foule emporte 28.000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il lui manque encore de la poudre...

Des émeutiers rugissent alors : «À la Bastille !» où la rumeur prétend que de la poudre y aurait été entreposée. Au demeurant, le peuple a une revanche à prendre sur la vieille forteresse médiévale dont la masse lugubre lui rappelle à tout moment l'arbitraire royal, nous explique Wikipedia. La garnison qui gardait la prison comprenait 82 vétérans et un détachement de 32 soldats suisses.

Le marquis de Launay, gouverneur de la Bastille, veut gagner du temps en attendant des secours.. Mais une explosion mystérieuse émeut la foule. On crie à la trahison. Un groupe pénètre dans l'enceinte par le toit du corps de garde et attaque à coups de hache les chaînes du pont-levis.

De Launay, sans expérience militaire, perd ses moyens. Il donne l'ordre de tirer. La troupe suisse fait des ravages chez les assaillants. On compte une centaine de morts.

Tout bascule avec l'arrivée de deux détachements de gardes françaises. Ces soldats professionnels chargés de veiller sur la capitale prennent le parti des émeutiers. Ils vont leur assurer la victoire.

Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, ils amènent deux canons et les pointent sur la Bastille. Il s'ensuit un début d'incendie à l'entrée de la forteresse et quelques pertes chez les défenseurs.

Il est 4 heures du soir. De Launay se ressaisit, ordonne soudain le feu à outrance puis tente de faire sauter les magasins de poudre. Mais ses invalides lui imposent de brandir un mouchoir pour parlementer. Le feu cesse. Les pont-levis sont abaissés et la foule se rue dans la forteresse.

 Les soldats suisses, qui ont eu le temps de retourner leurs uniformes, sont pris pour des prisonniers et épargnés. Mais la foule lynche les malheureux invalides.

Le marquis de Launay, qui a tenté de se suicider, est traîné dans les rues de la capitale avant d'être décapité par un boucher. Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg ainsi que les têtes des autres défenseurs de la Bastille.

Mais il faut aussi libérer les prisonniers, injustement embastillés!

Les geôles s’ouvrent, la liberté est de retour. Les prisonniers sont libérés. Pas de bol, ils ne sont que sept . Et quels prisonniers ! Béchade, Laroche, La Corrège, Pujade : quatre petits escrocs enfermés là en « préventive » car leur procès pour falsification de lettre de change était en cours d’instruction. ; Le comte de Solages enfermé là pour « acte de débauche » et « action monstrueuse » à la demande de sa famille qui payait une pension pour être bien certain qu’on ne le relâche pas. Et enfin,Tavernier et De Whyte, deux déments dont la légende raconte que l’un des deux se prenait pour César. Le Marquis de Sade, auteur pornographique et qui a donné le mot « sadique » avait été tranféré quelques jours auparavant dans un autre établissement.

 Le soir même, Palloy, un entrepreneur zélé, réunit 800 ouvriers et entreprend la démolition de la vieille forteresse dont les jours étaient de toute façon comptés.

 

14 juillet 1790 : la « Fête de la Fédération »

Les Français commémorent pour la 1ère fois la prise de la Bastille. Les députés de l’assemblée constituante ont décidé de faire de ce jour la « fête de la Fédération ». Les députés et les délégués de tous les départements, les «Fédérés» forment un immense cortège qui traverse la Seine et gagne la vaste esplanade du Champ-de-Mars.

Dans les tribunes, sur les côtés de l'esplanade, on compte 260.000 Parisiens auxquels s'ajoutent une centaine de milliers de fédérés, rangés sous les bannières de leur département.

La tribune royale est située à une extrémité du Champ-de-Mars, sous une haute tente. À l'autre extrémité, un arc de triomphe. le roi prête à son tour serment de fidélité aux lois nouvelles : « Moi, roi des Français, je jure d'employer le pouvoir qui m'est délégué par la loi constitutionnelle de l'État, à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois ». La reine, se levant et montrant le Dauphin : « Voilà mon fils, il s'unit, ainsi que moi, aux mêmes sentiments».

Pas de chances, Louis XVI fut rapidement guillotinés avec l’ensemble de sa famille.

 

14 juillet 1917 : les Américains arrivent

Depuis la France, alliée à l’Angleterre, est en guerre contre l’Allemagne. Et malgré des combats in cessants et des pertes militaires immenses, aucune des deux parties ne semblent prendre un avantage décisif. L’Amérique n’avait pas voulu se mêler au conflit qui ensanglanté la vieille Europe.  Tout juste, Washington avait accepté d’envoyer des armes aux Français et aux Anglais. Ce qui avait entrainé des attaques de navires américains par des sous-marins allemands. Le 1er février 1917, le président américain Wilson rompt les relations diplomatiques avec l'Allemagne. Le 13 mars, les navires marchands reçoivent l'autorisation de se munir de canons. Le 19, l'inévitable se produit : les Allemands coulent le Viligentia. Le 20, Wilson est résolu à l'intervention armée contre l'Allemagne et le 2 avril 1917, il demande au Sénat de voter la déclaration de guerre. Le 6 avril 1917, à 13 h 18, le Congrès vote la guerre par 373 voix contre 50. Le président Wilson proclame alors : « L'Amérique doit donner son sang pour les principes qui l'ont fait naître... »

Voté le 18 mai 1917 malgré l'opposition de certains démocrates à cette "autre forme d'esclavage", le Selective Service Act institue la conscription de tous les citoyens de sexe masculin âgés de 21 à 30 ans. Il permet de porter les effectifs de l'armée de 200 000 hommes en février 1917 à quatre millions de soldats en novembre 1918.

Le 13 juin 1917, 177 Américains, dont le général John Pershing, commandant en chef du corps expéditionnaire, et le lieutenant Patton, débarquent à Boulogne-sur-mer dans la liesse populaire. "Avec leurs uniformes de drap olive, leurs feutres à larges bords, leurs ceintures à pochettes multiples, cette allure de jeunes cow-boys de l'Ouest américain, ils apportaient une note de pittoresque inédit dans nos décors de guerre" relate le journal L'Illustration. Pershing multiplie les rencontres et les présentations officielles durant les semaines qui suivent. Le 28 juin, il assiste, à Saint-Nazaire, à l'arrivée de la 1ère DIUS. Le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, il se recueille sur la tombe du marquis de La Fayette au cimetière de Picpus, à Paris. C'est à cette occasion que le colonel Stanton lance la phrase devenue célèbre : "La Fayette, nous voilà !" qui déchaîne l'enthousiasme de la foule massée aux abords du cimetière.

Le 14 juillet 1917 fut aussi une journée marquante dans la célébration de la fête nationale. Le défilé fut particulier en cela qu'il rassembla un nombre considérable de représentations de régiments. Appelée "Fête des drapeaux", cette journée "fut la fête des étendards et des drapeaux. Tous les drapeaux décorés de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre, presque tous les drapeaux de France, car il y en a bien peu qui n'aient pas été cités à l'ordre de l'armée, firent voir leurs blessures de guerre. Il en est qui sont de magnifiques haillons, bleus, blancs et rouges, déchirés par les éclats d'obus et les balles, leur soie effilochée par le vent de la bataille. Et ce sont ces drapeaux en loques qui étaient le plus applaudis par la foule enthouiaste et grave qui avait devant elle l'image de la patrie, déchirée et sanglante, mais toujours fière, recueillie, debout." ( Edition du journal "Le Temps" du 15 juillet 1917.  
Sous ses allures lénifiantes, cet article rappelle à mots feutrés que cette année 1917reste malgré  l’arrivée des premières troupes américaines, l'année du doute. « Doute après une offensive catastrophique qui a amené les fameuses mutineries. Doute entre la population civile et les soldats qui ne se reconnaissaient plus à l'arrière. Doute sur le devenir de la guerre », noter le site 14-18 forum.  C'est entre autres pour ces raisons que ce défilé sous forme de réconciliation de la Nation semble avoir été organisé.

14 juillet 2016 : Attentat djihadiste à Nice : 86 morts, 456 blessés

14 juillet 2017 : rencontre Macron-Trump

Emmanuel Macron a multiplié les signes amicaux à Donald Trump pendant le sommet du G20 à Hambourg début juillet. Les deux présidents avait déjà échangé un poignée de main « virile » lors du sommet de l’Otan à la fin mai. Certes, les désaccords restent nombreux qu’il s’agisse de la non signature par les Etats-Unis de l’accord sur le climat ou les volontés ouvertement protectionnistes de l’économie américains souhaitées par Donald Trump. Mais les deux pays restent sur des positions proches en matière de lutte contre le terrorisme ou sur le dossier syrien.

Emmanuel Macron l'a lui-même expliqué au cours sa conférence de presse de clôture du sommet: leur « désaccor » sur le climat ou les tentations protectionnistes des Etats-Unis n'empêchent « en aucun cas la coopération sur de nombreux autres sujets ». A l’Elysée, on précise que la recherche de convergences  seront de nouveau à l'ordre du jour de la visite que Donald Trump effectuera à Paris les 13 et 14 juillet, à l'occasion de la fête nationale française.

En invitant son homologue américain à assister au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet sur les Champs-Elysées, Emmanuel Macron, avait-il expliqué, souhaitait le « ramener dans le cercle » de l’accord Climat et réduire la tentation isolationniste des Etats-Unis. Emmanuel Macron dine avec Donald Trump à la tour Eiffel, le 13 juillet. Peut-être évoqueront-ils l’arrivée des troupes américaines qui s’était effectuée  un siècle auparavant en 1917…

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 00:03

("Chronique de Paris", publié dans l'édition du Quotidien d'Oran du 22 juin 2017)

Pour mener à bien son programme, Emmanuel Macron disposera tout au long de son quinquennat, d’une très large majorité parlementaire : 351 sièges alors que la majorité absolue en réclame 289.

Emmanuel Macron a donc largement remporté son pari. Le jeune président français (39ans) a donc fait de sa toute neuve formation politique, la « République en marche », « ni droite, ni gauche » de très loin le premier parti de France. C’est au second tour des législatives, la meilleure performance électorale depuis la fondation de la V ème République française fondée en 1958.

Sur les 351 sièges de la majorité présidentielle, le Modem de François Bayrou, nommé ministre de la Justice et le principal allié d’Emmanuel Macron, en obtient 41 et pourra donc constituer un groupe parlementaire indépendant.

Le nouveau gouvernement aura donc les coudées franches pour appliquer le programme présidentiel (bien plus à droite qu’à gauche). Le Premier ministre Edouard Philippe devait par tradition remettre la démission du gouvernement pour en constituer un nouveau très rapidement.Ce ne fut pas chose si facile.

Pourtant parmi les autres formations, les résultats obtenus sont minces : la droite traditionnelle représentée principalement par la formation Les Républicains (LR) et l’UDI obtiennent 131 sièges dont 113 LR : ce résultat est cependant meilleur que ce que les sondages donnaient entre les deux tours mais la droite traditionnelle a hier connu une scission majeure et organique entre les pro et les anti-Macron ; le Parti socialiste en pleine déroute ne réussit à sauver que 29 sièges, un résultat très éloigné des 284 sièges socialistes de la mandature précédente. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon fait une percée en obtenant 17 députés. Toujours à gauche de l’hémicycle, PCF en obtient 10. Reste à savoir si les deux formations opteront pour un groupe parlementaire unique. Jean-Luc Mélenchon est quant à lui, élu à Marseille ; Résultat plus mitigé pour le Front national qui ne conquiert que 8 sièges à l’Assemblée nationale même si sa dirigeante, Marine Le Pen, est élue dans le Nord.

Emmanuel Macron a donc raflé la mise et il a les mains libres pour les cinq ans de son quinquennat. Les partis traditionnels qui dominent la vie politique française depuis un demi-siècle, que ce soit à droite, Les Républicains, sérieusement ébranlés, ou à gauche, le Parti socialiste quasi-

moribond. Dans ces deux formations politiques existent une profonde fracture qui va les diviser tout au log du quinquennat : faut-il collaborer avec Macron ou le combattre ? Marine Le Pen, seconde à l’élection présidentielle, n’a pas réussi à faire du Front national un parti qui existe au sein de l’Assemblée nationale. La « France insoumise » de Jean-Luc Mélenchon est devenu le principal parti de gauche mais il n’a que 17 députés sur les 577 que compte la principale instance parlementaire
Macron a donc largement remporté son pari en bouleversant profondément le paysage politique français et en gagnant le contrôle de tous les rouages de la vie politique dans l’exécutif et dans le législatif. Macron : boum-boum, badaboum ! Mais Patatras ! Au lendemain de ces législatives, on a aussi assisté au départ de quatre ministres du gouvernement Macron pour cause « d’affaires ». Ironie de l’histoire, François Bayrou, le ministre de la justice qui travaillait sur un projet de loi visant à la « moralisation de la vie politique » fait partie de ces démissionnaires.

26 millions d’abstentionnistes

Ces ‘affaires » qui montrent les multiples connexions du monde politique avec la haute finance ou le peu de respect des élus pour les lois et règlements qu’ils ont pourtant fait adopter, lassent profondément les Français et les éloignent du débat citoyen. Cette élection législative restera marquée par un record historique d’abstentions : 57% des inscrits ne se sont pas rendus dans les bureaux de vote (avec déjà 51,3% au 1er tour). Au résultat concret, sur les quelques 47 millions de Français inscrits sur les listes électorales (et c’est sans compter ceux qui ne se sont pas inscrits), on compte 26 millions d’abstentionnistes ! Et parmi les citoyens qui se sont rendus aux urnes, il ne faut pas oublier que deux millions ont voté blanc ou nul. Pour les reste des suffrages exprimés, on compte 8,8 millions de votant pour la République En Marche et son allié, le Modem ; 4,9 millions pour Les Républicains, l’UDI et les divers droite ; 1,6 millions de voix pour le FN ; 1,35 pour le PS, le Parti radical de gauche et les divers gauche ; 1,1 millions de voix pour la France insoumise et le PCF.

Cette vague abstentionniste est tout à fait nouvelle dans un pays qui traditionnellement chérissait le débat politique. Jusqu’il y a peu, en effet, dans les bistrots ou les repas familiaux, on adorait discuter à l’infini, si possible en s’enguellant, sur les qualités ou défauts supposés des partis politiques, de leurs candidats et de leurs programmes, et ce dans leurs moindres détails. Aujourd’hui, les Français semblent s’en contrefoutent. Mais cette apparente indifférence cachent mal d’autres réactions beaucoup plus vives : agacement, désillusion, colère, révolte, et souvent rejet des partis politiques et de leurs « élites » qui dirigent l’Etat français…

Deux autres raisons majeures expliquent cette colère rentrée. Depuis trois décennies, les différents gouvernements qui se sont succedés, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’ont pas su réduire le chômage qui frappe officiellement 10% de la population active mais dont les chiffres réels sont certainement bien supérieurs. De même, les solutions libérales proposées, l’austérité constamment prônée réduisent les revenus des salariés et des retraités ou les rendent très incertains. Et le programme économique et social d’Emmanuel Macron va dans le même sens.

Second motif de l’agacement de nombreux citoyens français, la sur-représentation des partis majoritaires. Les mécanismes institutionnels font qu’avec moins de 20% des votes des inscrits, Macron a remporté 75% des sièges de députés. Pour corriger cette déviance, la solution est simple : la représentation proportionnelle. La proportionnelle ? Tous les candidats la promettent mais tous les présidents une fois élus, oublient aussi vite leur engagement.

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 15:11

En rompant l’accord signé par la quasi-totalité des états sur les urgences climatiques, Donald Trump a réussi tout au moins, à sidérer la planète. ("Chronique de Paris" publiée dans le Quotidien d'Oran du 8 juin 2017)

Un chroniqueur est un gars qui prétend que rien ne lui échappe et qu’il avait prévu ou tout au moins qu’il était capable d’expliquer tout ce qui se passe dans le monde. Avec l’assurance de raisonnements rationnels. Là, j’avoue que le « chroniqueur de Paris » est devant les évènements, plutôt dans une sorte de stupéfaction. L’actualité politique lui devient de moins en moins compréhensible. Ennuyeux pour un chroniqueur. Trop de boulot, fatigue, besoin de congés, début d’Alzheimer .. ? L’autre hypothèse est que nombre de situations sont difficilement explicables.

Prenons le cas Donald Trump. Comment la principale mondiale a-t-elle pu choisir d’être dirigée par un zozo pareil ? Dernier exploit, le refus des Etats-Unis de rejoindre le pacte planétaire sur le climat, déjà signé par la quasi-totalité des états existant sur notre bonne et vieille terre. Certes, les cris d’alarmes de scientifiques et militants écologistes a mis du temps à passer : pourquoi un réchauffement d’un ou deux voire trois degrés de la température moyenne menace-t-il notre planète ? Il ferait un peu plus chaud, et alors ? Ça serait même plutôt agréable dans certaines régions, non ?

Et puis après beaucoup d’explications, on a compris que cela serait une catastrophe ; cette petite augmentation de la température crée par l’activité humaine entrainerait très rapidement une pollution insupportable dans les pays industrialisés, une désertification de vaste régions du monde, des transferts de population, des dégâts sur la santé de la race humaine (et toutes les autres races animales) difficilement maîtrisables.

C’était un peu compliqué à saisir mais à la fin tout le monde avait compris : un ou deux degrés supplémentaires tous les dix ans et c’était notre avenir commun qui était menacé. En décembre 2015, l’accord de Paris était une promesse. Le monde entier s’engageait alors à moins polluer. 195 pays, c’est-à-dire la quasi-totalité des nations, se sont alors entendus pour que la température de la planète n’augmente pas de plus de 2°C avant la fin du XXIe siècle. Les Etats-Unis, dirigés par Obama s’étaient alors engagés à réduire de 28% leurs émissions polluantes.

C’était la première fois dans son histoire que l’humanité signait un accord unanime avec elle-même, pour sa propre survie et celle de son environnement.

Et bien, non. Donald Trump à la tête du deuxième pollueur de la planète (après la Chine, elle, signataire) en a décidé autrement : on va continuer à polluer et on vous emmerde tous ! Depuis la Maison-Blanche, jeudi dernier, le président américain a annoncé la sortie des États-Unis de l'accord, dénonçant un texte «pas assez dur» avec l'Inde et la Chine, les deux autres grands pollueurs de la planète, et annonçant sa volonté de renégocier un accord international moins contraignant pour l'industrie américaine. «Si nous le pouvons, c'est bien, a précisé le milliardaire. Si nous ne le pouvons pas, ce n'est pas grave.» Estimant que ce retrait n'aurait «pas beaucoup d'impact» sur le climat, il a rappelé qu'il avait «été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris», rapporte Le Figaro.

Ce refus américain risque très sérieusement de remettre en cause cet accord mondial dont les termes étaient déjà dans le texte initial, très imprécis dans un certain nombre de mesures proposées. Autre conséquence, un renversement des alliances. Angela Merkel, qui postule en septembre pour un quatrième mandat à la tête de l’Allemagne, femme habile et très intelligente, en a tiré immédiatement les leçons: la chancelière allemande s'est dite vendredi dernier « plus déterminée que jamais » à agir pour le climat, après la décision la veille du président américain Donald Trump de sortir son pays de l' accord de Paris. « Cette décision ne peut et ne va pas arrêter ceux d'entre nous qui estimons avoir le devoir de protéger la planète « , a expliqué Angela Merkel, « nous sommes plus déterminés que jamais en Allemagne , en Europe et dans le monde à rassembler toutes nos forces », pour faire face au défi climatique , a-t-elle ajouté. Rupture au moins dans les termes d’une alliance américano-allemande qui date de 1945.

Quand on regarde de plus près cette crise internationale, Donald Trump, si stupide qu’il soit, ne prends pas beaucoup de risques : la plupart des mesures prises par l’ensemble des 195 pays ne prendront application qu’après la fin de son mandat. Et il y a très peu de chances qu’il se présente ou qu’il soit réélu. J’ai foutu la merde ? A mes successeurs de la gérer…

Macron, un succès très étonnant

Le succès actuel d’Emmanuel Macron étonne par son ampleur. Certes, ce jeune homme (39 ans) a tout pour plaire : ni de droite, ni de gauche, amis avec tous, tonique, très intelligent, énarque (qui en France est l’équivalent de duc, archiduc, émir…), marié à une femme plus âgée que lui (ce qui plaît beaucoup à l’électorat féminin), il a été brillamment élu président de la république française et il disposera très certainement dimanche prochain d’une majorité solide à l’Assemblée nationale qui lui garantira un quinquennat confortable et sans surprises. Confortable et sans surprises ? Ce n’est pas sûr du tout.

Car si les Français qui n’avaient pour Macron qu’un amour relatif (le candidat Macron n’avait que récolté qu’un peu moins d’un quart -23,8% - des voix), ils semblent certes lui donner aujourd’hui toutes ses chances pour réussir ses éventuelles promesses. Mais le Français est un être très contradictoire. Il est profondément légaliste mais adore la révolution. Il est porteur de la « déclaration des droits de l’Homme et du citoyen »mais il a eu avec l’Angleterre, le plus grand empire colonial. Il écoute avec bienveillance le discours des « jeunes entrepreneurs » mais il ne supporte pas longtemps l’injustice sociale. Il a viré tous les vieux partis (socialiste, communiste, Les Républicains, les écolos) . Donc il n’est pas sûr du tout que le Français moyen n’aimera plus de six mois le nouveau parti en position quasi monopolistique (En Marche avec Emmanuel Macron). Les paris sont pris, sondages à l’appui et à l’appel.

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 15:07

En visite en Arabie saoudite et en Israël, Trump tonne contre « l’axe du mal » incarné selon lui par l'alliance du terrorisme djihadiste et de l’Iran (!)

Vendredi dernier se déroulait en Iran la douzième élection présidentielle de la République islamique. Le président sortant, le modéré Hassan Rohani affrontait un religieux conservateur, Ebrahim Raisi. Avec 57% des voix (23,5 millions de personnes), Hassan Rohani l’emporte largement améliorant même son score de 2013. Son concurrent Raisi réunit 38% des voix (15,8 millions de votants). Les autres candidats importants s’étaient retirés de la compétition en appelant à voter pour l’un ou l’autre des deux principaux leaders.

La population iranienne a donc donné un satisfecit au président sortant, avec son approbation aux trois grands chantiers de la mandature qui vient de s’achever : le compromis signé avec les principales puissances occidentales et la Russie sur l’abandon par l’Iran de l’armement nucléaire (et donc la levée des sanctions qui affectaient le développement de l’économie iranienne), la normalisation des relations internationales du pays et une certaine libéralisation sur le plan interne.

Lors de sa campagne pour obtenir un nouveau mandat de quatre ans, Hassan Rohani a insisté sur l’importance de réformes politiques afin de conforter son avantage dans les relations avec les instances non élues, et un certain nombre de municipalités, institutions en général tenues par le courant des conservateurs religieux. Cela pourrait aboutir à un rééquilibrage des pouvoirs. Mais cela pose un rapport de force ou un compromis avec l’autorité la plus haute de l’Iran, le Guide suprême, Ali Khamenei. Pas facile d’autant que Rohani souhaite notamment obtenir la libération de deux ex-candidats à l’élection présidentielle de 2009, toujours placés en résidence surveillée. Mais c’est surtout la normalisation des relations internationales de l’Iran qui reste le dossier le plus chaud. Hassan Rohani veux ainsi négocier la levée des sanctions non liées au nucléaire, qui nuisent aux investissements étrangers dans le pays. De la même façon, il demande une normalisation des relations de l’Iran avec toutes les instances internationales.

Dans ce domaine, la normalisation souhaitée par le président se heurte au climat de crise qui règne actuellement au Moyen Orient avec les guerres civiles qui existent en Syrie et en Irak, les fortes tensions qui existent dans d’autres pays comme le Liban et le Yémen et qui concrétisent la poursuite d’un conflit prolongé entre les régimes issus du sunnisme et ceux issus du chiisme. L’Iran intervien en effet militairement dans plusieurs conflits.

De plus, l’ancien président américain Barak Obama qui avait ouvert des négociations de normalisation des relations américano-iraniennes avec Téhéran (à la grande colère de l’Arabie saoudite, l’allié historique des USA dans la région), a laissé la place à Donald Trump.

Vers une normalisation des relations Arabie saoudite-Israël ?

Ce dernier s’est rendu samedi et dimanche à Ryad ou il a rencontré une cinquantaine de représentants de pays arabes ou musulmans, parmi l’on comptait une quarantaine de chefs d’état et de gouvernement, invités par le roi Salman Ben Abdelaziz Al-Saoud, le monarque de l’Arabie saoudite. Et son discours a été très différent de celui de son prédécesseur : Donald Trump a dénoncé un « axe du mal » qui regrouperait aussi bien le terrorisme djihadiste (incarné par Daesh) et celui que le président américain dénonce comme leur principal allié, l’Iran ! « Aucune discussion sur l’éradication de cette menace (le terrorisme djihadiste) ne serait complète sans mentionner le gouvernement qui donne(…) aux terroristes : l’abri sûr, le soutien financier et le statut social pour le recrutement, a déclaré Dola Trump à Ryad, c’est un régime qui est responsable de beaucoup d’instabilité dans cette région, je parle, bien sûr de l’Iran ».

Message plus que surprenant du président américain qui nous avait pourtant donné l’habitude de le voir prononcé d’énormes mensonges avec une totale assurance. Car nul n’ignore que l’Iran, allié en la circonstance à la Russie, mène une guerre contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak. Et que le même Etat islamique a longtemps été financièrement et diplomatiquement soutenu par l’Arabie saoudite. Ce pays regagne donc sa place de principal allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, quitte à en financer avec les monarchies du Golfe une grande partie des futurs projets communs : 380 milliards de dollars sur dix ans.

Après sa visite à Ryad, Donald Trump s’est rendu ensuite à Tel-Aviv où il a été chaleureusement accueilli par Benyamin Nétanyahou et son équipe. Chaleur apparente car la joie affiché par les politiques israéliens semble pour grande partie de pure politesse. Donald Trump souhaite en effet imposer un plan de paix israélo-palestinien, avec une reprise rapide des négociations entre les deux camps, négociations qui ne durerait pas plus de douze à seize mois et qui déboucherait sur un réel accord de paix, selon l’entourage du président américain.

Après 69 ans de conflit entre Israël et la Palestine, Donald Trump ne pêche-t-il par optimisme ? Pas tout à fait car la négociation serait à trois partenaires : Israël qui verrait ses frontières actuelles définitivement reconnues par ses partenaires dans les discussion, et la possibilité d’accroître ses relations économiques avec la grande région, l’Autorité palestinienne qui bénéficierait enfin d’un territoire reconnu internationalement, et l’Arabie saoudite et les monarchies du Golfe qui rentreraient dans cette grande négociation essentiellement comme financiers et partenairesdu développement régional.

Mais la question iranienne ressurgit dans le débat : « Trump a confirmé l’existence d’une communauté anti-iranienne, explique Nissim Behar dans Libération, unissant les Etats-Unis, Israël et plusieurs régimes sunnites au premier rang desquels l’Arabie saoudite ». Bush a reconnu l’existence de contacts préparatoires à la reprise des pourparlers de paix en affirmant aux Israéliens « que le roi Salman d’Arabie saoudite veut voir la paix entre vous et les Palestiniens ».

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article
19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:38

("Chronique de Paris" parue dans la Quotidien d'Oran du 18 mai 2017)

Emmanuel Macron, 8ème président de la Vème République, s'était décrit comme «ni de gauche, ni de droite ».Mais il a pris comme Premier ministre,

Edouard Philippe. Cet inconnu du grand public est maire du Havre, député du grand parti de droite, Les Républicains. Il a été secrétaire général de l'UMP, la formation qui a précédé la formation des Républicains et enfin, c'est un très proche d'Alain Juppé. Bref, un Premier ministre clairement à droite. Et le gouvernement annoncé hier ?

Parmi les désignés, dans 7 ministères stratégiques :

Affaires étrangères: Jean-Yves Le Drian (ex-Défense)

Armées: Sylvie Goulard (de droite, pro-européenne, surprise à ce poste)

Intérieur: Gérard Collomb (ex-Maire de Lyon, de 1ère jeunesse)



Economie: Bruno Le Maire (ancien candidat à la primaire de droite

Justice: François Bayrou (éternel centriste)

Travail : Muriel Pénicaud (on ne sait pas trop qui sait ou ce qu'elle pourra décider )

Transition écologique: Nicolas Hulot (combien de temps  va-t-il rester ?)

(...)

+ Sports : Laura Flessel (escrimeuse deux fois championne olypimque pas un ministère important mais Paris souhaite être la prochaîne étape des Jeux Olympiques !)

Parmi ceux-ci on compte un nombre donc un certain de personnalités de droite et du centre. Mais Emmanuel Macron a réussi son 1er coup, après son élection surprise en nommant comme premier ministre, Edouard Philippe : il a réussi à fracturer la droite. Deux camps s'opposent, en effet, d'ores et déjà chez les Républicains, le principal parti de la droite traditionnelle. Avec les débauchages à droite d'Emmanuel Macron, ce parti se voit couper en deux, entre les tenants de la droite modérée, partisane d'une alliance avec Macron, et ceux d'une droite dure qui souhaite être clairement dans l'opposition, au nouveau gouvernement. Edouard Philippe peut, en effet, convaincre d'autres personnalités de droite de le rejoindre, en soutenant de fait le gouvernement et le mouvement ‘La République en Marche', le nouveau nom de la formation impulsée par Emmanuel Macron. Déjà, les supporters d'Alain Juppé et Bruno Le Maire, deux candidats exclus de la primaire, à droite, au bénéfice de François Fillon appellent au soutien au gouvernement.

Plus modéré, Alain Juppé lui-même a, néanmoins, qualifié Edouard Philippe d' « homme de grand talent » qui a « toutes les qualités » pour être Premier ministre, tout en réaffirmant qu'il soutiendrait les candidats de droite aux législatives. En réalité, il dit qu'il faut attendre le résultat des législatives : car « si la droite et le centre ne sont pas majoritaires » en juin, « le pays ne comprendrait pas que nous nous engagions dans une opposition systématique. Il faudra, alors, trouver les voies et les moyens d'un travail constructif, dans l'intérêt de la France », a insisté le maire de Bordeaux.



De l'autre côté de Républicains, il y a des opposants déjà nettement déclarés à Emmanuel Macron. Déjà, il y a tous ceux qui excluaient de voter pour lui au second tour de la présidentielle. « Il a commencé, dans sa jeunesse, au Parti socialiste (NDLR : il était rocardien) . Il revient juste à ses premières amours », se moque Nadine Morano, dans les colonnes du ‘Parisien'.

Le chef de file de la droite aux législatives, François Baroin à qui François Fillon avait promis la place de Premier ministre en cas de sa victoire , veut incarner l'opposition de droite au nouveau gouvernement et se défend de toute collaboration avec celui-ci, et surtout au niveau parlementaire : « Ce que propose Emmanuel Macron, c'est du dynamitage (...), ce n'est pas une recomposition politique », a estimé François Baroin sur RMC/BFMTV, jugeant que « la recomposition, c'est les Français qui vont le décider, sur la base d'un projet clair, au moment des élections législatives ». « Ce sera projet contre projet », a-t-il affirmé, faisant état de « désaccords profonds » entre son camp et celui d' ‘En Marche', notamment en ce qui concerne la fiscalité et la hausse de la CSG voulue par le camp Macron.

Des législatives décisives et très ouvertes

La prochaine étape sera, évidemment, les législatives dont le 1er tour se déroulera le 11 juin et le 2è, le dimanche suivant. Au Front national, c'est à droite toute. La première liste de candidats aux élections législatives confirme le recentrage très radical de la stratégie de Marine Le Pen, qui lors de la campagne présidentielle avait tenté de gagner les voix populaires par des promesses très « sociales ». Sa nouvelle campagne veut transformer la leader du FN en «chef naturel de toute l'opposition » à Macron. A l'occasion de ces élections, le secrétaire du mouvement Nicolas Bay identifie « de vraies perspectives de victoire » : dans 45 circonscriptions, Marine Le Pen a « la majorité absolue » au second tour de la présidentielle, et « entre 45% et 50% des suffrages » dans 67 autres.



Côté PS, on se remet, difficilement, du très faible score de Benoît Hamon (6,3%), le plus bas depuis 1969, enregistré par ce parti. La aussi la division règne entre les responsables, élus locaux et députés qui ont, d'ores et déjà, rallié le nouveau président Macron et ceux qui penchent plutôt pour incarner une opposition. Tous ont, en tous cas, compris qu'Emmanuel Macron ne souhaite aucun accord de gouvernement avec le PS, ni même avec ses « sortants ». Manuel Valls, l'ancien Premier ministre de François Hollande en a fait l'amère expérience: alors qu'il annonçait son ralliement à Macron, celui-ci à été sèchement refusé par le mouvement ‘En Marche' Le mouvement ‘France insoumise' de Jean-Luc Mélenchon et la direction du PCF ne sont, toujours, pas parvenues à un accord pour les élections législatives. Le Parti communiste a dévoilé une liste de 253 candidatures, pour faire pression sur son allié pour la présidentielle de mai 2017. La formation de la ‘France insoumise' est déterminée à profiter de l'élan de la campagne présidentielle où Jean-Luc Mélenchon est arrivé 4ème et présentera ses propres candidats sur les 577 circonscriptions. Il sera, lui-même candidat à Marseille, avec des chances de victoire dans la 3ème ville de France Et les sondages ? Selon l'étude de l'organisme ‘Kantar' réalisée les 4 et 5 mai 2017, seulement 34% des Français souhaitent qu'Emmanuel Macron dispose d'une majorité pour gouverner. La simulation de ‘Kantar' donne, également les intentions de vote. Le parti d'Emmanuel Macron est crédité de 24% des voix, l'alliance LR-UDI de 22% des suffrages, le FN de 21%. Derrière ces trois formations, la gauche apparaît éclatée : la ‘France insoumise' est créditée de 15% des suffrages, le PS de 9% des voix. Mais tout peut changer très rapidement…

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 00:39

"France insoumise" du Gard, dans l’opposition résolue à Macron

Etonnant : le premier secrétaire fédéral du PS du Gard, Jean Denat, appelle publiquement  à « l’union de forces opposition de gauche »… pour soutenir Macron !

A l’issue du 1er tour dans le Gard, Jean-Luc Mélenchon était premier à Nîmes (mais aussi à Ales et dans la région, 1er à Montpellier, Toulouse, Marseille…).

Le candidat de la France insoumise était second dans le Gard à 22,98% tout juste derrière Marine Le Pen à 25,74%. Rappelons que Benoît Hamon, candidat du PS jusqu’ici majoritaire dans le département ne recueille que4,87% des scrutins dans le Gard et 6,07 % à Nîmes.

Il y a une candidate dans la 6èeme circonscription. Remarquable. Karine Voinchet du "Gard insoumis".

Au second tour, la position de la France insoumise, rappelée par cette candidate était claire : pas une voix pour la candidate du Front national et liberté de vote entre le vote nul, l‘abstention et le vote Macron. Sur la 6ème circonscription, le FN ne recueille que26,64% des voix au premier tour. Au second, la majorité des électeurs s'est prononçé pour En Marche! à 58,14%.

Jean Denat, premier fédéral du PS dans le Gard a; le 11 mai, lance un appel aux forces de gauche pour « faire barrage au Front National ». Il souhaite une discussion entre le PS, la France Insoumise, Le PCF, les écologistes de EELV, le mouvement ensemble, les progressistes à faire là où c’est possible des candidatures communes. Pourquoi faire?

Non à une majorité de coalition

Car problème, Jean Denat souhaite dans le même temps, que le PS et les autres forces de gauche participent à un gouvernement de coalition sous l’autorité du nouveau président de la République « ni droite, ni gauche »! Rappelons que la 1ère mesure annoncée par Emmanuel Macron est une nouvelle réforme du Code du Travail, encore plus libérale et plus dure que la loi Travail très contestée, qui avait été défendue par Myriam El Khomri. Le projet Macron prévoit la suprématie juridique sur le Code du Travail des accords signés majoritairement dans les entreprises et les branches (dans un contexte de fort chômage qui affaiblit les rapports de force vis-à-vis du patronat), un plafonnement des indemnités prud’homales, une instance unique de représentation des instances de représentation des salariés (suppression prévue des CHSCT). Et ce nouveau dispositif réglementaire sera pris par ordonnance, très rapidement, sans aucune concertation sociale, ni débats parlementaires. Le programme social de Macron prévoit également une prise en main par l’Etat de l’Unedic, un contrôle accru des chômeurs en recherche d’emploi et la suppression des régimes spéciaux de retraite (SNCF et autres...).

C’est un programme social bien plus à droite qu’à gauche. France Insoumise sera donc selon ses déclarations, dans l’opposition à ce futur gouvernement et ne participera pas à des négociations menée par un PS ultra-minoritaire dans le Gard, pour former une éventuelle majorité de coalition.

Bon ! Sur ce blog, un moment un peu électoral. mais l'élection d'un président "ni droite, ni gauche" sans majorité parlementaire ou au contraire avec des majorités changeant du jour au lendemain et à ce jour sans réel programme, inquiète.

Repost 0
Published by pierremorville
commenter cet article